violence domestisque
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VBG : il est temps que les auteurs soient punis

Une étude de l’UNICEF sort des chiffres accablants sur le nombre des filles poussées au mariage précoce. Plus de 700 millions de femmes auraient été mariées avant leurs 18 ans. Un chiffre alarmant, et la majeure partie de ces mariages c’est en Afrique.

En cette journée, où sont lancés les 16 jours d’activisme pour la femme, je tiens à vous raconter une histoire. Histoire commune à plusieurs milliers de jeunes filles Congolaises dont le destin est brisé par des mariages précoces.

Voici l’histoire

 « Un homme connu et influent entretenait des relations amoureuses avec une mineure depuis un bon bout de temps. Ils avaient des rapports sexuels non protégés. Un jour, la fille a dit au garçon qu’elle était enceinte, mais le garçon n’a pas voulu assumer et imposa l’avortement à la jeune mineure. ‘’Je vais te faire disparaître si tu n’accepte pas d’avorter’’, menaça-t-il. La pauvre enfant fut obligée de recourir à un avortement clandestin qui, malheureusement se compliqua.  La vie de la fille était en danger. On a dû la transférer dans un hôpital pour des soins et sauver sa vie.

Alertée, la famille de la jeune fille voulait porter plaint. Les voisins du quartier ont conseillé à la famille de la fille de ne pas le faire mais de plutôt s’arranger à l’amiable avec l’homme. C’est ainsi que l’histoire se régla à prix de quelques chèvres. La jeune fille subit continuellement des insultes, on la traite de prostituée. Elle a été deux fois victimes ! »

Dénonçons, dénonçons, dénonçons

Autant est triste l’histoire de la fille que je viens de vous raconter, autant le tabou sur la question des violences l’est.

C’est devenu une coutume dans nos quartiers de constater que certaines familles décident de ne pas aller en justice contre ceux qui ont faits subir des sévices à leurs filles ou enfants alors les lois congolaises protègent les filles et femmes victimes des violences basées sur le genre.

Si vous ne savez par où commencer pour attaquer en justice un auteur d’une violence, pourquoi ne pas recourir auprès des structures de défense des droits de l’homme qui peuvent accompagner la victime pendant le processus judiciaire ?

Il ne faut pas que la société tolère ce fléau qui cause d’énormes dégâts dans les vies des victimes

Cela nous pousse à dénoncer avec la dernière énergie ce système d’arrangement à l’amiable entre deux familles, qui consiste à cautionner de manière tacite, un acte de violence faite sur une femme ou fille, donc qui protège le bourreau et condamne de ce fait la victime.

Qu’importe le rang social de l’auteur d’un acte de violence, vedette ou pas, ce dernier doit répondre de ses actes devant les instances judiciaires.

Il est temps que nous tous, puissions nous impliquer, autant qu’il le peut et dénoncer catégoriquement l’impunité. 

 

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