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Relation avec sa belle famille : 5 astuces pour une meilleure harmonie

Il fut un temps où les familles imposaient à leurs enfants qui épouser. On n’y dérogeait pas, car la famille a une grande importance dans nos communautés. Même si cela a changé au fil du temps, la place des familles garde toujours son importance même pour des couples qui se sont mariés par choix. Les relations avec la belle-famille comptent et influencent aussi beaucoup sur l’harmonie du couple. Un adage local dit même ceci : « On n’épouse pas un homme (ou une femme), on épouse plutôt sa famille. »

Il est, du coup, impérieux que l’on s’abstienne de tomber dans certaines fautes, pourtant évitables, et qui pourraient éprouver votre couple. C’est pour cela que je vous ai concocté cet article qui repose sur quelques conseils de personnes interviewées. Certes c’est une partie de ce qu’il faut faire, la liste n’est pas exhaustive.

Limiter les contacts

La belle famille vous a fait confiance, elle vous a donné en mariage leur enfant. C’est déjà gage d’une relation saine, même si ce n’est pas le cas. D’où ce premier conseil.

Dans certaines coutumes au Congo, il faut limiter les visites chez ses beaux-parents au minimum. Simplement parce que le beau-fils est une personne de marque. C’est en tout cas ce que soutient Nzanzu Kamala, membre de l’association culturelle Nande, le Kyahanda : « Pour un visiteur d’honneur, comme un beau-fils, il faut égorger une poule. On n’en trouvera pas s’il vient chaque semaine à la maison. Il risque de devenir gênant. » Au risque de rendre la situation embarrassante pour la belle famille. Il ajoute : « La belle-mère ne se sentira pas capable de laisser le beau-fils partir de la maison sans manger. Or présenter une nourriture normale au beau-fils va sembler être une offense. »

Un autre conseil c’est celui de Maman Sifa, conseillère conjugale au sein du centre « Bethesda » à Beni : « Il faut limiter ses fréquentations avec ses beaux-frères et belles-sœurs,. Cela peut conduire à des incidents. »

Offrir des cadeaux

Ce conseil revient aussi souvent. Offrir des cadeaux. Mais nuance, ce n’est pas le prix ni la fréquence qui compte ici. Il faut seulement que le geste « vienne du cœur » comme en témoigne Maman Josée Fimbo, vendeuse des friperies : « Quand il rentre de ses voyages, mon beau-fils me dépose souvent ici (la rue où elle étale les habits à ventre) des légumes amères et des ignames violets, qu’il me ramène de là. Cela  me plait beaucoup. »

Et oui, le cadeau c’est avec le cœur. Ça peut bien aussi n’être qu’une chemise pour le beau-père, ou un habit chaud pour la belle-mère qui ne supporte pas le froid. Cela peut bien aussi être une visite en famille, avec ses petits-enfants.  

Intervenir à leurs besoins quand on le peut

Ici ce n’est pas à dire que les charges de la belle-famille te tombent dessus. Mais dans notre contexte Congolais, la maladie ou un autre souci est vite arrivé, et c’est l’occasion de porter assistance. Normalement certaines coutumes ne veulent pas que le beau-fils ou la belle-fille participe à la facture des frais médicaux du beau-père, mais là n’est pas la question. Le jeune frère de ta femme est renvoyé de l’école faute de frais et il fait recours à toi, paye si tu le peux. Mais attention, retiens-toi de promettre des choses non réalisables à la belle famille. C’est ce que conseille Jérôme Mambo, 80 ans. « L’honnêteté avec sa belle-famille est une grande qualité. », souligne pasteur Philippe Kasondoli, conseiller conjugal.

Remplir ses devoirs coutumiers envers la belle-famille

Chaque coutume a certaines exigences qui incombent à chaque membre et des responsabilités selon différentes circonstances de la vie. Ne pas s’y conformer peut sérieusement affecter l’estime que la belle-famille a pour leur gendre.

Dans certaines par exemple, comme lors d’un deuil, le beau-fils est sensé compatir en offrant une chèvre. Et sa femme ne quitte pas le lieu du deuil avant que son époux n’ait amené sa chèvre. Plus la chèvre tarde, plus le respect s’effrite. 

Mais que faire quand on n’en a pas les moyens ? Maman Sifa propose d’aider aux autres travaux. La communauté comprendra le geste et personne n’en tiendra rigueur au beau-fils.

Rendre sa femme heureuse

Même si ce conseil est cité en dernier, je crois qu’il est primordial. Qu’il compte plus que les autres. Une femme heureuse en foyer n’a pas besoin de le crier. Ça se lit sur son visage. « Prendre soin de leur fille est meilleur moyen d’entretenir de bonnes relations avec ses beaux-parents. », conseille pasteur Philipe Kasondoli. 

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