fille qui prend pillule
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Du coca dans le vagin ou boire de l’aspirine : non, ce n’est pas de la contraception !

Pourriez-vous imaginer que certains jeunes Congolais ont plus peur de leurs parents que de la mort ? Une jeune fille enceinte a tellement peur d’annoncer sa grossesse qu’elle est prête à prendre tous les risques du monde, même ceux mortels, pour soit ne pas tomber enceinte, soit pour avorter. Et vu le tabou qui existe sur la sexualité, entre religion et coutumes, c’est la rue qui éduque sexuellement les jeunes adolescents.

Alors comment profiter du sexe sans tomber enceinte ? La question n’étant pas toujours abordée à l’école, encore moins avec les parents, les jeunes s’informent via les rumeurs et parfois internet. Et c’est là qu’ils ramassent toutes ces fausses idées sur la contraception. Je vous en cite certaines ici, et si vous aussi pensiez qu’elles étaient vraies, changez vos idées.

  • Prendre de l’aspirine.

Ce qu’est l’aspirine : Un antipyrétique (contre la fièvre), un antalgique (contre la douleur), un anticoagulant et un anti-inflammatoire no stéroïdien.

L’aspirine n’est surtout pas un contraceptif, certaines prennent en compte la blague du milliardaire de 79 ans Foster Friess qui s’opposait à la contraception en disant lors d’une interview « dans mon temps (…) les filles mettaient de l’aspirine entre les cuisses comme contraceptif, ce n’était pas si couteux ». Une blague qui créa des problèmes à l’ancien Sénateur car ces propos n’ont pas été scientifiquement soutenu. Mais retenez que d’après une étude publiée dans la revue « Human Reproduction », il est affirmé que les abus des anti-inflammatoires (dont l’aspirine), pourraient avoir des conséquences sur la fertilité masculine, il est aussi déconseillé à une femme enceinte après 6 mois de le prendre. Mais ici c’est pour éviter des complications cardiovasculaires à son bébé et à elle même en cas de césarienne ou lors de l’accouchement. Mais l’Aspirine n’est en aucun cas un contraceptif.

D’autres parlent aussi de la quinine en forte dose, mais c’est aussi faux. Cet antipaludéen est très mortel en cas d’abus.

  • Faire pipi après l’acte sexuel.

Cet acte n’a rien de contraceptif, réfute le Gynécologue Rodrigue Lukikeba. « La femme a trois (3) orifices dans sa partie intime (l’urètre, vagin et anus) contrairement à l’homme qui n’en a que deux (urètre et anus). L’acte sexuel se passe au niveau du vagin. Tandis que l’urètre est l’orifice qui permet d’uriner se situe bien au-dessus et ne partage pas les mêmes canaux que le vagin. Le vagin va jusqu’à l’utérus et se situe entre la vessie et le rectum. Tandis que l’urètre mène à la vessie. », explique-t-il.

Donc, si le sperme est déjà dans l’utérus, les urines qui proviennent de la vessie ne les feront pas sortir.

« Faire pipi après l’acte, pour la femme, est extrêmement important non pas comme contraceptif mas le rapport sexuel entraine toujours une petite remonté des microbes dans l’urètre qui remonte ensuite dans la vessie alors uriner provoque un effet de nettoyage, refoulant les microbes à l’extérieur, on l’appelle effet ‘’chasse d’eau’’. », conseille Docteur Lukikeba.

  • Prendre un bain intime avec du coca cola

Déjà le soda attaque les cellules de l’organe femelle de la copulation en le faisant perdre une partie de son imperméabilité en rendant le vagin plus sensible au virus du sida sans compter toutes les infections que le sucre qu’il contient peut favoriser. Ceci n’est pas non plus une mesure de contraception.

  • Le coït interrompu

Ici c’est quand l’homme retire son pénis juste avant l’éjaculation. Toujours pas sûr car il requiert une très bonne connaissance de soi et s’il arrive à se retirer à temps il reste la liquide pré-éjaculatoire, ce mucus qui recouvre le gland en phase d’excitation sexuel contient des spermatozoïdes pouvant féconder un ovule.

  • La douche vaginale

Les spermatozoïdes atteignent l’utérus 2 minutes après l’éjaculation ; pousser un liquide dans le vagin pourrait même faire faire en sorte de les aider à atteindre l’entrée du col plus rapidement. 

  • Sautiller plusieurs fois après l’acte

Il faut se méfier de cette méthode aussi. Pendant l’orgasme féminin, son utérus se contracte. C’est une façon, pour son corps, de donner de la poussée aux spermatozoïdes dans leur voyage vers les trompes où ils rencontreront l’ovule. Se lever après l’acte et sautiller ne peut pas éliminer les spermatozoïdes qui ont déjà entamé leur chemin.

  • Aller consulter reste la meilleure solution

Dès l’âge majeur, une fille peut bien adopter, seule, une méthode de contraception. Il faut aller consulter un professionnel de santé pour cela. Dans nos prochains articles nous vous donneront des détails sur des vraies méthodes et aussi où se renseigner pour décider d’une option de contraception.

 

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